Echec scolaire : causes et solutions

Les causes de l’échec scolaire sont aussi nombreuses qu’il y a d’enfants en échec scolaire, et il n’existe pas une seule et unique solution.

Chaque cas est unique, chaque enfant a ses propres particularités, son propre environnement et ses propres motivations.

Il est donc important de prendre cela en compte.

Voici des questions à vous poser afin de trouver les causes de l’échec.

 

Est-ce un problème médical, un trouble d’apprentissage?

Les troubles dys- (dyslexie, dyscalculie, dysorthographie, dysgraphie, dyspraxie et dysphasie), les enfants à haut potentiel intellectuel, qui ont un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H), la phobie scolaire figurent parmi les causes susceptibles de rendre le parcours scolaire plus difficile.

Pour ce type de difficultés, vous devez vous adresser à l’enseignant de votre enfant puis à des spécialistes :

* associations pour les troubles d’apprentissage du langage écrit, oral ou des mathématiques et du calcul

* Psychologue spécialisé dans le domaine de la surdouance pour les élèves à haut potentiel intellectuel (HPI)

* Pédopsychiatre pour les enfants qui souffrent d’un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H)

* Ergothérapeuthes et psychomotriciens pour les enfants dyspraxiques

Plus tôt ces problèmes seront mis en évidence, plus vite votre enfant pourra s’adapter, ne pas se sentir exclu du système scolaire et éviter ainsi l’échec scolaire.

 

Est-ce un problème ponctuel ? 

Le retard scolaire de votre enfant peut faire suite à des problèmes personnels : une absence (maladie, décès d’un proche…) , un changement de situation ( divorce, séparation) ou un décrochage lors des cours.

Ces accidents de la vie font que votre enfant n’a pas ou plus envie d’apprendre ni de travailler. Il est démotivé.

Si la situation d’échec est temporaire, 1 à 3 mois, il est peut-être préférable de l’accepter et d’axer la relation avec votre enfant sur des activités qui permettront de lui redonner le moral.

Si cela dure plus de 3 mois et que votre enfant somatise (maux de ventre, de tête, plus envie de se lever), mieux vaut prendre un rendez-vous avec le pédiatre ou un psychologue ou même un coach scolaire* qui seront à même d’évaluer la situation et de vous guider.

 

Les caps parfois difficiles.

  • L’entrée au CP

C’est au niveau de l’entrée à l’école primaire, l’« école des grands », que s’opère le passage de la jeune enfance à la grande enfance.

Des troubles physiques (difficulté d’expression, déficience de l’audition…) ou psychologiques (absence du désir d’apprendre) peuvent alors apparaître, et doivent être détectés au plus tôt pour bien préparer l’enfant à sa scolarité.

Dans tous les cas, vous devez lui redonner confiance en lui et l’aider à devenir autonome.

Aime-t-il aller en classe ?

Parle-t-il de ses copains quand il rentre le soir ?

Rechigne-t-il de façon systématique à faire ses devoirs ?

Est-il agressif ?

Est-il renfermé et secret quand il s’agit de parler de sa journée à l’école ?

A-t-il du mal à exprimer ses sentiments ?

  • Le passage en sixième

Le collège est un lieu totalement nouveau pour votre enfant. Il y rencontre beaucoup plus d’élèves, un professeur par matière et peut donc s’y sentir un peu perdu. Ses rapports avec les autres élèves sont différents, il doit faire preuve de plus d’autonomie.

Ce sont aussi les années de la puberté, qui commence en général vers 11 ou 12 ans, et qui marque la « renaissance » de votre enfant.

Il se cherche et désire plus que tout « être libre » et « faire ce qu’il veut », il se transforme souvent en contestataire, envers vous et envers le système scolaire.

Il est mal dans sa peau, parfois hostile envers vous et le milieu scolaire.

 

Les solutions préventives

1 – Donnez de bonnes habitudes de travail : un endroit calme et approprié à l’accomplissement de ses tâches, un travail à des heures définies, en faisant en sorte que cela ne devienne pas une punition ni une obligation fastidieuse.

2 – Motivez votre enfant en l’aidant à trouver de la satisfaction à travailler et fournir des efforts.

3 – Créez un environnement sain et heureux libre de conflits et de détresses émotionnelles.

Cela ne signifie pas qu’il faut cacher les problèmes que vous rencontrez mais plutôt qu’il faut les aborder d’une manière saine et constructive.

4 – Montrez lui qu’il est aimé pour lui-même et non pour ses réussites.

5 – Faites lui comprendre que parfois l’échec est normal et que cela est nécessaire pour avancer et progresser.

6 – Trouvez du temps pour l’assister si nécessaire.

Le parcours peut être long avant que votre enfant se réinvestisse dans les apprentissages.

Vous devez être patient et faire preuve de compréhension dans votre accompagnement.

 

*Le travail avec un coach

Un coach scolaire contrairement à un psychologue ne s’attache pas au passé, il travaille dans le présent, met l’enfant en action et agit pour le futur.

Voici un bref aperçu du travail d’accompagnement d’un coach scolaire.

1  –  Trouver les causes

Plusieurs facteurs peuvent être responsables de l’échec scolaire, qu’il faut bien déterminer pour progresser dans la bonne direction.

Les raisons d’un échec peuvent être, par exemple :

  • le stress et autres symptômes d’anxiété (insomnies, fatigue chronique, problèmes de santé…)
  • la pression (intra scolaire et extra scolaire)
  • l’absence d’estime de soi
  • la peur de l’échec (ce qui provoque un cercle vicieux)
  • le manque d’organisation
  • les difficultés de concentration

Un coach permettra à votre enfant d’extérioriser les blocages, puis de les assumer pour pouvoir ensuite les contourner.

2  –  Cerner les lacunes

Quand les blocages sont traités, le coach accompagnera dans la recherche des lacunes. Cette étape demande du courage, l’accompagnement permet à l’enfant de ne jamais baisser les bras, quelque soit son niveau.

3  –  Remotiver pour les cours

Pour sortir d’un cercle vicieux, rien de tel que de le briser.

Quand on cumule les échecs, la confiance en soi s’effrite forcément.

Le coach accompagne pour qu’une mauvaise note, une remarque d’un professeur, ou un blocage sur une leçon pousse à s’améliorer au lieu de se décourager.

Ne pas comprendre une leçon ou avoir une mauvaise note ne signifient pas que la réussite n’est pas au bout du chemin.

L’enfant renoue progressivement avec la joie de réussir une évaluation  ou de comprendre son cours et reprend confiance petit à petit.

4  –  S’auto-évaluer

Le coach permet à l’enfant de  s’auto-évaluer, d’être honnête avec lui-même : de connaître ses faiblesses dans telle ou telle discipline, en évitant de se sous-estimer ou de se surestimer.

5  –  Planifier ses révisions

L’ultime méthode pour se remettre sur les rails de la réussite scolaire est d’apprendre à s’organiser !

 A l’aide de plannings, alarmes, post-its… les bonnes habitudes d’études sont nécessaires afin de créer un cadre de performance.

 

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